SimuLook · Notes de l'appareil
Lire une recette dans une photo que vous avez déjà prise
Une image vous a plu il y a huit mois et vous n’avez aucune idée de ce qu’il y avait dans l’appareil à ce moment-là. La réponse habituelle est que l’information a disparu.
Elle n’a pas disparu. Votre Fujifilm l’a écrite dans le fichier.
Chaque JPEG porte sa propre recette
Quand l’appareil fabrique un JPEG, il inscrit dans les métadonnées du fichier les réglages qu’il a utilisés — simulation de film, plage dynamique, les deux commandes de tonalité, couleur, DETAIL, réduction du bruit, NETTETÉ, effet du grain, les deux commandes Color Chrome, le décalage de balance des blancs. La recette avec laquelle vous avez photographié est assise à l’intérieur de la photographie.
Cela veut dire que vous pouvez la récupérer sans câble et sans appareil présent. Pointez l’application sur la photo et elle en extrait les réglages.
Et contrairement à la lecture par USB, ce n’est pas limité à un seul modèle d’appareil. Le format des métadonnées est le même d’un boîtier à l’autre, donc cela fonctionne sur tout JPEG Fujifilm original pris en charge. Nous vérifions chaque lecture contre des images provenant de plus d’un boîtier.
Ce qu’elle ne peut pas faire
Le piège est le mot original.
Les métadonnées vivent dans le fichier que l’appareil a écrit. Les captures d’écran ne les ont pas. Les photos exportées par un autre éditeur non plus, ni celles passées par une messagerie, ni celles réenregistrées après un recadrage. Toutes produisent un nouveau fichier, et le nouveau fichier porte les métadonnées de l’éditeur plutôt que celles de l’appareil.
Si vous avez l’original sur une carte ou dans une bibliothèque qui conserve les originaux, tout va bien. S’il ne vous reste que ce qui est revenu d’Instagram, les réglages ont disparu et aucune application ne peut les retrouver — c’est la réponse honnête, plutôt qu’une supposition plausible.
Quand nous ne pouvons pas lire un fichier, nous le disons précisément, au lieu d’afficher un écran à moitié rempli.
Deux questions, tenues à part
Une fois les réglages extraits, l’application répond à une deuxième question : laquelle de vos propres recettes est-ce ?
Ces deux choses n’ont pas du tout la même certitude, et l’application les sépare visuellement. Quels réglages ont pris cette image est un fait lu dans le fichier. À quelle recette elle correspond est un jugement, assorti d’un score et, le cas échéant, d’une correspondance ratée de peu.
Trois règles rendent ce jugement digne d’être lu :
La simulation de film est une porte, pas un poids. Si la photo est en ACROS et la recette en CLASSIC CHROME, il n’y a pas de correspondance. Pas 85 %. Ce sont des rendus différents, et les moyenner en un pourcentage serait une absurdité déguisée en arithmétique.
Une correspondance ratée de peu nomme la différence. « 87 % de correspondance » ne vous apprend rien sur quoi agir. « Photo +2, recette +1 sur les ombres » vous dit exactement quoi changer. L’application liste donc les réglages qui diffèrent.
Un champ que seul l’un des deux côtés connaît est ignoré, pas noté. Si votre recette ne précise pas l’effet du grain et que la photo le fait, le compter comme un écart punirait la recette honnête, et le compter comme une correspondance flatterait toutes les recettes de la même façon. Il est laissé de côté, et l’application vous dit combien de champs elle a réellement comparés — pour qu’une correspondance mince se lise comme mince.
À quoi cela sert
L’usage évident est de retrouver un rendu perdu. Le meilleur est de vérifier votre propre travail : photographiez une image avec une recette, relisez-la dans le JPEG, et confirmez que l’appareil contenait bien ce que vous pensiez.
C’est aussi ainsi que nous vérifions l’application elle-même. Les sept emplacements de notre appareil de test ont été lus de deux façons entièrement différentes — par le câble, et dans des photographies de chaque emplacement — et les deux se sont accordées sur chaque champ. Deux encodages des mêmes sept recettes, aucun dérivé de l’autre.
Lire une recette dans une photo est gratuit dans SimuLook, sur tous les appareils que l’analyseur prend en charge. Il ne lui faut rien d’autre que le fichier.
Écrit pendant le développement de SimuLook, une app pour lire et écrire des recettes de simulation de film Fujifilm. Voir les appareils pris en charge · Lire les autres notes